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mercredi 29 juin 2016

Human Fly, extrait de l'album ...Off The Bone, de The Cramps (1983)

off the bone.jpg bad music for bad people.jpg

Petite douceur déjà évoqué dans un billet antédiluvien consacré aux Cramps, Human Fly est un petit bijou de Garage sale qui décrassera les oreilles des amateurs. Un morceau plein de sons et de bruits étranges, tellement caractéristique du groupe...

'Cuz I'm a reborn maggot using germ warfare
Rock tonight, and I say
Bzzzzzzz

Titre présent sur les albums et compilations ...Off The Bone, Bad Music for Bad People, et File Under Sacred Music - Early Singles 1978-1981.


lundi 27 juin 2016

Bops, Babes, Booze & Bovver, des Nipple Erectors (1987)

Bops, Babes, Booze & Bovver.jpg

Petit interlude musical avec le premier groupe de Shane MacGowan, à l'époque où il avait encore toutes ses dents : The Nipple Erectors, aussi appelé The Nips. Un groupe de Punk Rock classique au Royaume-Uni, surtout actif à la fin des années 70 et au début des années 80, avant que le leader mi-irlandais mi-anglais ne s'en aille former un autre groupe de légende, The Pogues. On connait tous Dirty Old Town, mais sans doute moins les pépites que recèlent les albums et compilations de singles de sa première formation, comme All The Time in The World présent sur l'album Bops, Babes, Booze & Bovver :


samedi 04 juin 2016

Funnel of Love, de Wanda Jackson (1960)

queen-of-rockabilly.jpg

Wanda Jackson, souvent surnommée "the queen of rockabilly", était vraiment en avance sur son temps. En 1960 (1960 !), elle interprétait cette chanson écrite pour elle par Charlie McCoy et Kent Westbury : Funnel of Love. Une vraie pépite de rockab', pour les amateurs, que Jim Jarmusch reprendra en version ralentie dans son film Only Lovers Left Alive.

Un morceau à retrouver, entre autres, sur la compilation savoureuse et sobrement intitulée Queen Of Rockabilly, éditée en 2000.


samedi 12 mars 2016

But I Was Cool, d'Oscar Brown Jr.

sin & soul.jpg

Petit moment de détente avec le délire "But I Was Cool" signé Oscar Brown Jr. Un tempo Rhythm and Blues entraînant, des paroles excellentes dignes de Screamin' Jay Hawkins... Un pur régal.

Single extrait de l'album plus orienté Jazz Sin & Soul (1960).


mercredi 17 février 2016

Thundercrack

own_shit_home.jpg the_crack.jpg

Aux amateurs de Garage énergique et de pépites underground, je recommande chaleureusement ce coup de tonnerre tout droit venu des Éta... euh... de France. De Nancy, plus précisément. Force est de constater que la jeunesse nancéienne est pleine de ressources et qu'elle proposait déjà, à la fin des années 90, du Garage de qualité. Longtemps avant la résurgence du genre et le retour d'une certaine "mode Garage" dans les années 2010, donc. Leur nom : Thundercrack.

Il y a d'un côté cet orgue délirant, rappelant les meilleurs moments des Frigg A-Go-Go — Les deux groupes étant contemporains, il serait bien difficile de dire qui a inspiré l'autre, mais les ressemblances sont frappantes sur certains morceaux. De l'autre, une rythmique très solide, dont la puissance enfiévrée se situe non loin de celle des Gories. Du Garage rêche et âpre, qui se laisse parfois tenter par des sonorités blues. Leur premier album sorti en 1998, Own Shit Home, est un incontournable du genre, un concentré d'électricité. Ils enregistreront leur second (et dernier en date) disque quatre ans plus tard sous le nom de The Crack, très légèrement en-deçà, mais toujours très bon dans ce registre. Thundercrack était né des cendres d'un premier groupe (The Squares, qui vaut également le détour) et a vraiment su cristalliser un son, une énergie punk, un délire brut et sans concession. Le groupe donna naissance en 2005 à une troisième formation, King Automatic, dans une veine semblable mais dont les dernières productions (Lorraine Exotica, sorti 2015) me laissent personnellement de marbre.

Quelques idées pour se lancer : 99 (lien youtube), Shake Your Hips (lien), Chicken Biscuits (lien), et Never Say Goodbye (lien). Leur second album est entièrement sur Youtube : lien. Un extrait de leur premier album, I Love Her Gravy :


jeudi 21 mai 2015

Tell 'em What Your Name Is!, de Black Joe Lewis & The Honeybears (2009)

Tell 'Em What Your Name Is!.jpg

La découverte musicale du jour : Black Joe Lewis et sa formation (les Honeybears, donc), via l'album Tell 'em What Your Name Is! sorti en 2009. De la Soul contemporaine très inspirée, consciente et respectueuse de ses influences, groovy à souhait, et qui ne s'interdit pas quelques incursions électriques. Le duo basse/orgue fonctionne à merveille, la communication entre les deux instruments est proprement jouissive. James Brown n'est par moments pas bien loin...

Petit extrait de leur premier album :

N'hésitez pas à jeter une oreille ou deux au reste de l'album, avec des morceaux bien énergiques comme Boogie (lien Youtube n°1) ou plus traditionnellement Soul en fin d'album : Please Pt. Two (lien Youtube n°2). C'est le genre de groupe aux accents revival, avec des gens comme Nick Waterhouse (cf. son album Time's All Gone : lien Youtube n°3), qui apportent un éclairage novateur et fort appréciable sur la Soul et le Rhythm & Blues d'hier et d'aujourd'hui.

N.B. : Un grand merci à Maloryknox pour cette découverte !


jeudi 27 novembre 2014

Moan Snake Moan, de Bror Gunnar Jansson (2014)

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Les deux albums de Bror Gunnar Jansson, Moan Snake Moan (2014) et son "self-titled debut album" (2012).

The devil blues

Bon. On va d'abord mettre tout le monde d'accord. Petit enregistrement de derrière les fagots, très différent de la version studio enregistrée sur l'album Moan Snake Moan, sorti sur le label français Normandeep Blues. Le titre : Ain't No Grave (Gonna Hold My Body Down).

Son petit nom, ce n'est pas Robert Johnson Junior, mais Bror (« frère » en suédois) Gunnar Jansson. Le morceau, c'est une reprise d'un classique de Gospel datant du début du XXè siècle qui avait déjà été réinterprété par Johnny Cash, empreint de cette noirceur mélancolique caractéristique (écoutez cette version ici : lien). Cette chanson apparaît accessoirement dans l'excellent Luke la main froide, dans la scène où Paul Newman doit creuser une tombe. Force est de constater que le Suédois dépoussière tout cela avec vigueur et application...

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Dans la droite lignée du suisse Reverend Beat-Man (lire le billet), Bror Gunnar Jansson est un one man band complètement investi dans sa tâche, habité par le blues de ses ancêtres. Avec son look des années 30, mèche rebelle, pantalon trop court et bretelles, ce personnage aux traits secs et au visage blême semble tout droit sorti d'un film de la Hammer. Tout timide quand il n'est pas sur scène, il se métamorphose en enlevant ses chaussures, il devient l'homme-orchestre au contact de son attirail insolite et authentique : une guitare quelconque qu'un bottleneck surprenant vient parfois faire tressaillir, une caisse claire, un charleston trafiqué et un étui rigide armé d'une pédale de grosse caisse. Quand il se met à hurler, de sa voix éraillée de loup-garou, comme torturé par le « devil blues », on est violemment projeté au XVIIIè siècle, dans les champs de coton de Lousiane.

Du haut de ses 27 ans, Bror Gunnar Jansson donne un nouveau souffle au blues contemporain, dans un style animal qui prend tout de suite aux tripes. Il faut dire que grâce à son père, il baigne depuis son plus jeune âge dans la musique de John Lee Hooker, Howlin’ Wolf, Muddy Waters, etc. Ses chansons racontent souvent des histoires tragiques, comme celle d'un meurtrier qui finit pendu ou celle de Butch, le boxeur de Pulp Fiction. Un blues profond et vénéneux, un univers un peu freak show rappelant celui de Tom Waits. Et, surtout, beaucoup plus éclectique qu'il n'y paraît : en studio, les sons chauds d'un saxophone se font entendre (avec orgue et violoncelle), alors qu'en live, il sait varier les plaisirs et troque ses rythmes puissants et primitifs pour des ambiances plus apaisées, des tempos ralentis. Rafraîchissant, décapant, voilà un musicien qui envoûte et qui ensorcelle. Bonne nouvelle : il est en ce moment en tournée un peu partout en Europe.

N.B. 1 : Plein d'autres choses à écouter sur son SoundCloud : https://soundcloud.com/brorgunnarjansson.

N.B. 2 : Un grand merci à Maloryknox pour cette excellente découverte.

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