Les Attardés

Quelques mots pour présenter les trois attardés qui scribouillent sur ce blog.

Salut !

Et bienvenue à toi, lecteur.

Il y a des choses qui nous passionnent et nous intriguent, des sujets qui nous font rêver et que nous avions envie de partager. Nous avons décidé de les exprimer plutôt que de les laisser cloîtrées, refoulées. À l'heure du Tout-Éphémère, de la téléphagie zappante et frénétique, du Tweet filant et du Con Post, compost vulgaire post-éructant, nous avons décidé de prendre le temps de nous attarder.

Ici, Sexe et Anarchie flirtent librement avec Humour et Utopie. Vous remarquerez parfois le cul de Brigitte Bardot dans les rétroviseurs et vous vous laisserez envoûter par le design résolument moderne de ce blog (1).

Dans ces billets concoctés sans empressement, nous fouillons les œuvres qui nous paraissent intéressantes, et parce que nous sommes des enfants espiègles, nous tentons le croche-pied dans le dos du lecteur distrait pour qu’il tombe le nez dans notre bouquet virtuel.

Nous ne nous refusons aucun sujet. Vous y trouverez les sentiers battus de nos pérégrinations, les sentiers en friches de la musique et de la littérature, les sentiers tourbillonnants du cinéma : l'essaim entier de nos découvertes et amours diverses !

Comme disait Louis Aragon, « Le vent naît du chant des oiseaux », alors peu importe la météo, pourvu que ça souffle !

En attendant que tes oreilles aussi sifflent, merci de t'attarder avec nous.

Les Attardés


(1) Les peintures « Rouge n°3 » de chez Chanel et « Gris anthracite » sont vendues en pot de 0.5L, au cas où vous voudriez accorder la déco de votre chambre aux couleurs du blog.

Gilles

J’ai grandi au pied d’une cité médiévale avant de gagner la ville rose. Aujourd’hui, loin de mon cassoulet natal, je me dégourdis les pattes sur les sentiers de Savoie avant que les ravins se comblent et que les montagnes s'aplanissent. Mordu de reblochon, de science-fiction et de fantastique. Indéfectible accro à noir désir, et amateur de rock depuis l’année 96 où étaient réunis sur l’étagère de mon grand frère trois albums énigmatiques : un poulpe géant tout prêt à boulotter une petite tête blonde sur sa balançoire, un jeune fermier amerloque en train de jouer à saute-mouton, et un ciel bleu que le vent emportera.

Americana de Offspring Heavy Petting Zoo de NOFX 666 667 Club de Noir Désir

Cinévore longtemps, je maudis aujourd'hui Renaud qui peut régulièrement écumer les petites salles obscures de Toulouse à des tarifs honnêtes.

Je rêve d'aventures inhabituelles, de projets foireux, et de discussions inattendues, de celles qui vous font changer d'avis. J'écris d'ordinaire plus facilement des billets sur des livres, des films, des musiques qui m'ont beaucoup plu. C'est pourquoi vous serez peut-être vite lassé des chroniques enthousiastes, je tacherai donc par souci d'équité de parler un peu des autres qui m'ont moins convaincu.

Renaud

Ma vie, mon œuvre, mon cul

Né un 11 septembre, 14 ans avant les célèbres faits d’artificiers de 2001, j’ai consommé mes plus jeunes années entre Carcassonne et un bled paumé de la Montagne Noire dont je tairai le nom par respect pour les habitants de Castanviels. Depuis 2005, je profite du cosmopolitisme toulousain et occupe aujourd’hui le statut privilégié de thésard en imagerie médicale.

Distractions, errements et autres attardements

Savourer la poésie de Jim Morrison, admirer les combats de Joe Strummer, regretter l’humour d’antan, pester sur les journaux gratuits en lisant le Diplo dans le métro, vouer un culte à ma Jazz Bass Fender, éprouver une certaine autosatisfaction à gagner des compétitions de snowboard les doigts dans le nez, crapahuter 7 jours et 7 nuits sans contact avec le monde extérieur, faire du vtt (quand on ne me l’a pas volé), siroter un rhum au milieu d’un champ de canne à La Réunion, picoler des Picon-bières au Petit London, écumer les petits cinémas de Toulouse, s’extasier devant la nourriture taïwanaise (et donc devant les cuisines chinoise, japonaise et coréenne), baragouiner quelques mots de Chinois, discuter philo, photo et politique (en même temps si possible), feindre la compréhension de Marx et les marxistes de Kostas Papaioannou, et SURTOUT pisser la nuit contre un arbre en pleine montagne en humant l’air frais environnant.

Clément

J'ai poussé dans la plaine sous l'oeil vert protecteur de quelques ballons. Après, j'ai traîne ma celtitude en Ecosse et une Highland Cow m'a déposé chez les canards. J'apprends donc à cancaner quand ma canne est pas cassée. J'ai commencé à m'attarder quand j'ai eu mon premier livre d'Aragon entre les mains. Il y a lui et les autres, Prévert le salutaire et Desproges ce zouave ! Et puis London et Bouvier qui sont les seuls à avoir voyagé, et Céline et Fante qui sont les inventeurs du noir. L'Ecosse m'a livré son amour du whisky, des bars sombres et du vide, les poètes m'ont fait toucher la rime. Je pousse avec eux sans précipitation.