
À la parution de l’enfant don, Jean Darot a révélé qu’il était aussi l’auteur de L’homme semence, paru initialement sous le pseudonyme de Violette Ailhaud. Cette dernière était censée être une institutrice des Basses-Alpes (actuelles Alpes-de-Haute-Provence) et aurait écrit ce court texte sur la surprenante entente des femmes d’un village, dont les hommes ont été déportés aux lendemains du coup d’État de 1851.

Avec l’enfant don, Jean Darot repose une nouvelle fois son récit sur le principe d’une organisation sociale, cette fois-ci, en la matière du système familial pyrénéen. Il tire son inspiration de la lecture d’un livre de l'ethnologue Isaure Gratacos sur les femmes pyrénéennes. Le récit met en lumière les coutumes qui régissaient les successions dans les Pyrénées encore au début du vingtième siècle. La présence du droit d'aînesse absolue et la place remarquable des femmes constituent un terreau fertile à une histoire d’amour très touchante. Isaure Gratacos revient sur ces sujets avec une certaine éloquence dans une postface finement écrite.
Ces deux courts romans (ou ces deux longues nouvelles) chaudement recommandé(e)s pourront plaire autant pour leur tournure édifiante, que pour leur portée universelle.

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