vendredi 31 juillet 2026

Hundreds of Beavers, de Mike Cheslik (2024)

hundreds_of_beavers.jpg, 2026/06/03
Cartoon cocaïné

Impossible de ne pas être un minimum sensible au délire gargantuesque de Mike Cheslik (et Ryland Brickson Cole Tews au premier plan devant la caméra) qui déballe dans un même mouvement franc et sincère sa cohorte de références cinématographiques et son humour potache teinté de loufoque. Même en sachant en amont que Hundreds of Beavers n'est pas un film comme les autres, difficile de rester stoïque, difficile de savoir dans quoi on s'embarque sur la base des premières minutes déjantées. Du noir et blanc prononcé, de l'artisanal inventif, du gag balancé à la sulfateuse, bref, une enveloppe aussi soignée que fait main pour un budget total de 150 000 dollars qui englobe une histoire farfelue de fabricant de cidre converti au métier de trappeur au XIXe siècle.

Les ingrédients foisonnent, ça fuse dans tous les sens, on convoque autant Tex Avery que Chaplin et Keaton, on se moque de The Revenant tout en multipliant les références au jeu vidéo... Ce film a tout de la création sortie d'un cerveau hyperactif et hyper créatif. Seul bémol à mes yeux : la répétition, qui bien que mécanique fondamentale sur laquelle repose le moteur de l'humour, finit par lasser quand même un peu au bout de 1h45 — il y a quand même une limite au renouvellement permanent. Quoi qu'il en soit le film parvient à trouver une zone de stabilité assez incroyable entre la parodie et le survival, il parvient même à nous faire accepter très rapidement les costumes à 2 euros achetés à la Foir'Fouille. On reste aux côtés du protagoniste qui endure mille épreuves, subit mille échecs, et on suit avec un intérêt sorti d'on ne sait où le rythme de sa progression en matière de conception de pièges pour poissons, lapins et castors, tout ça guidé par l'amour de la fille du marchand du coin. L'univers est complètement barjot, l'amateurisme du projet n'a d'égal que son jusqu'au-boutisme, et pendant un certain moment on se demande quand même si on n'est pas en train de se foutre royalement de notre gueule... Puis on accepte le deal (j'imagine à peine la torture, dans le cas contraire), intrigué par le niveau de grotesque de la scène suivante, le plaisir ruisselant de la réalisation vers le visionnage.

img1.jpg, 2026/06/03 img2.jpg, 2026/06/03 img3.jpg, 2026/06/03 img4.jpg, 2026/06/03 img5.jpg, 2026/06/03 img6.jpg, 2026/06/03 img7.jpg, 2026/06/03 img8.jpg, 2026/06/03

mardi 28 juillet 2026

Hairspray, de John Waters (1988)

hairspray.jpg, 2026/06/03

Desperate dancing Regarder cette comédie musicale de la fin des années 80 parodiant la mode des émissions télé de danse des années 1960 baignant dans leur jus raciste (entre autres) depuis notre année 2026 n'est pas de tout repos. Il faudrait que je complète la filmo de John Waters mais j'ai  […]

Lire la suite

mercredi 22 juillet 2026

La Berceuse de la grande terre (大地の子守唄, Daichi no komoriuta), de Yasuzō Masumura (1976)

berceuse_de_la_grande_terre.jpg, 2026/06/03

Rude conquête de l'indépendance Deuxième film en couleur de Masumura que je vois, peu de temps après Tatouage (1964), mais manifestement La Berceuse de la grande terre appartient à un tout autre registre même si on reste dans le mélodrame (mais bon, Masumura a-t-il déjà fait autre chose ?). La  […]

Lire la suite

vendredi 17 juillet 2026

La Dernière Corvée (The Last Detail), de Hal Ashby (1973)

derniere_corvee.jpg, 2026/06/03

"It takes a certain kind of a sadistic temperament to be a Marine." Le côté extrêmement calibré de The Last Detail aka "La Dernière Corvée" constitue autant la base de son charme que les contours de ses limitations. Cinquante ans plus tard, il flatte parfaitement l'image que  […]

Lire la suite

lundi 06 juillet 2026

Tatouage (刺青, Irezumi), de Yasuzō Masumura (1966)

tatouage.jpg, 2026/03/24

La transformation Mon dernier Yasuzō Masumura vu commençait à remonter à un peu trop longtemps, autour d'un an, aussi regarder Tatouage s'est avéré tout particulièrement profitable pour raviver tout ça. Et par "tout ça", j'entends le combo de la mort que j'apprécie presque tout le temps,  […]

Lire la suite

jeudi 25 juin 2026

Vol. II, de Angine de Poitrine (2026)

vol_ii.jpg, 2025/01/29

Buzz buzz buzz, un peu de psych, un peu de clown Impossible d'être passé à côté de la méga hype de ces dernières semaines (c'était en février / mars), l'algo de YouTube m'ayant martelé leur récent live KEXP (excellent au demeurant) des dizaines de fois avant que je ne cède au visionnage. Le duo de  […]

Lire la suite

vendredi 19 juin 2026

Big Night, de Campbell Scott et Stanley Tucci (1996)

big_night.jpg, 2026/03/24

"Give people what they want, then later you can give them what you want." Le monde de la cuisine italienne professionnelle comme un carrefour thématique d'une étonnante diversité et d'une surprenante complexité : Big Night occupe une place de choix dans la section relative aux bizarreries  […]

Lire la suite

mardi 09 juin 2026

In the Soup, de Alexandre Rockwell (1992)

in_the_soup.jpg, 2026/03/24

"Well, you can't have everything." Le personnage de Steve Buscemi, réalisateur novice se démenant pour financer son premier film alors qu'il n'arrive pas à payer son propre loyer, dégage quelque chose de très attachant. Le capital sympathie ne provient pas uniquement de l'acteur lui-même,  […]

Lire la suite

- page 1 de 200

Haut de page