dimanche 09 août 2026

Du rouge pour un truand (The Lady in Red), de Lewis Teague (1979)

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"You ever seen the Pacific? Everybody should see it once before they are plowed under."

Comme beaucoup, j'associe le nom de Lewis Teague à deux (films que je considère comme des) navets animaliers très marqués par la décennie des 1980s, L'Incroyable Alligator et Cujo. Aussi, la découverte de The Lady in Red a quelque chose d'assez surprenant dans le sens où cette peinture des années 1930 depuis les années 1970 dispose de nombreux arguments en sa faveur. On ne peut pas vraiment parler d'archétype de cinéma du Nouvel Hollywood, car même si le regard sur une histoire criminelle états-unienne arbore toutes les caractéristiques de l'ambiguïté et du désenchantement, avec beaucoup de latitudes en matière de violence et de sexualité, ça reste avant tout du cinéma d'exploitation et une production signée Roger Corman.

Mais c'est un film qui parvient à dépasser assez largement ses maladresses grâce à sa façon de tisser une toile de fond sur la Grande Dépression, avec la crise économique toujours présente, dans l'arrière-plan, en embuscade. La démarche de se focaliser sur le personnage principal de Polly Franklin (excellente Pamela Sue Martin) pour raconter une histoire fictionnelle en périphérie de la vie de John Dillinger, avec des éléments biographiques comme la collaboration de Ana Cumpănaș avec le FBI ayant conduit à la mort du gangster, est un des aspects qui m'a en tous cas le plus convaincu. Même si Du rouge pour un truand présente un certain ventre mou tout au long de la séquence centrale dans la maison close, il reste relativement dynamique sur le plan narratif (1h30 qui file à toute allure) avec de nombreux micro-environnements intéressants, à l'image de cet atelier de couturières exploitées qui se rebelleront contre le personnage de Dick Miller ou encore ce bar où défile toute la pègre locale au sein de laquelle on reconnaît Christopher Lloyd dans un rôle totalement à contre-emploi.

Sur le papier, on pourrait y voir une énième variation sur le thème de la prohibition et des années 30 aux États-Unis. Et pourtant, c'est un film qui ne ressemble à aucun autre. Le parcours atypique de sa protagoniste, la rudesse de la mise en scène, les bizarreries de quelques scènes (comme ce passage en prison avec une gardienne particulièrement acerbe), les pourritures qui pullulent, la reconstitution de l'époque, toutes ces singularités concourent à donner au film une identité assez singulière. L'équilibre obtenu entre chronique sociale et polar féminin est tout à fait inattendu en ce qui me concerne, et sa dimension imparfaite renforce paradoxalement son côté attachant.

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mardi 04 août 2026

Les Bas-fonds de Frisco (Thieves' Highway), de Jules Dassin (1949)

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"I don't know what are you talking about, but I have a new respect for apples." La grande originalité de ce film de Jules Dassin (son dernier réalisé aux États-Unis) tient au contexte socio-économique dans lequel le thriller noir se noue : le commerce des pommes, de la récolte dans les  […]

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vendredi 31 juillet 2026

Hundreds of Beavers, de Mike Cheslik (2024)

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Cartoon cocaïné Impossible de ne pas être un minimum sensible au délire gargantuesque de Mike Cheslik (et Ryland Brickson Cole Tews au premier plan devant la caméra) qui déballe dans un même mouvement franc et sincère sa cohorte de références cinématographiques et son humour potache teinté de  […]

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mardi 28 juillet 2026

Hairspray, de John Waters (1988)

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Desperate dancing Regarder cette comédie musicale de la fin des années 80 parodiant la mode des émissions télé de danse des années 1960 baignant dans leur jus raciste (entre autres) depuis notre année 2026 n'est pas de tout repos. Il faudrait que je complète la filmo de John Waters mais j'ai  […]

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mercredi 22 juillet 2026

La Berceuse de la grande terre (大地の子守唄, Daichi no komoriuta), de Yasuzō Masumura (1976)

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Rude conquête de l'indépendance Deuxième film en couleur de Masumura que je vois, peu de temps après Tatouage (1964), mais manifestement La Berceuse de la grande terre appartient à un tout autre registre même si on reste dans le mélodrame (mais bon, Masumura a-t-il déjà fait autre chose ?). La  […]

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vendredi 17 juillet 2026

La Dernière Corvée (The Last Detail), de Hal Ashby (1973)

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"It takes a certain kind of a sadistic temperament to be a Marine." Le côté extrêmement calibré de The Last Detail aka "La Dernière Corvée" constitue autant la base de son charme que les contours de ses limitations. Cinquante ans plus tard, il flatte parfaitement l'image que  […]

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lundi 06 juillet 2026

Tatouage (刺青, Irezumi), de Yasuzō Masumura (1966)

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La transformation Mon dernier Yasuzō Masumura vu commençait à remonter à un peu trop longtemps, autour d'un an, aussi regarder Tatouage s'est avéré tout particulièrement profitable pour raviver tout ça. Et par "tout ça", j'entends le combo de la mort que j'apprécie presque tout le temps,  […]

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jeudi 25 juin 2026

Vol. II, de Angine de Poitrine (2026)

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Buzz buzz buzz, un peu de psych, un peu de clown Impossible d'être passé à côté de la méga hype de ces dernières semaines (c'était en février / mars), l'algo de YouTube m'ayant martelé leur récent live KEXP (excellent au demeurant) des dizaines de fois avant que je ne cède au visionnage. Le duo de  […]

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