lundi 16 mai 2011

Le temps des cerises



mardi 03 mai 2011

Choke, par Chuck Palahniuk (2001)

Choke, par Palahniuk
Cela commence ainsi :

Si vous avez l’intention de lire ceci, n’en faites rien, ne vous donnez pas cette peine. Au bout de quelques pages, vous n’aurez plus aucune envie de vous trouvez là où vous serez. Alors oubliez. Allez vous en, tant que vous êtes encore intact, en un seul morceau. Soyez votre propre sauveur. Il doit bien y avoir mieux à la télévision. Ou alors dans la mesure où vous disposez de tellement de temps libre, vous pourriez peut-être prendre des cours du soir. Devenir médecin. Vous pourriez faire quelque chose de votre vie. Vous offrir une sortie, aller au restaurant. Vous teindre les cheveux.Vous ne rajeunissez pas. Au départ, vous allez faire la gueule devant ce qui se passe ici. Ensuite, ça ne fait qu’empirer. Ce à quoi vous avez droit, ici, c’est à une histoire stupide à propos d’un petit garçon stupide. Une histoire vraie de la vraie vie concernant des individus que jamais vous ne voudriez rencontrer.

Le nihilisme de Palahniuk n'est pas décourageant, au contraire le pessimisme et le désenchantement moral de ses personnages s'avèrent plutôt amusants. Les idées et les trouvailles se ramassent à la pelle, et il est très difficile de relâcher ce bouquin qui a le gout des marges, et des personnages fêlés. Les descriptions sont osées, et c’est tant mieux qu'il s’agisse des obsessions de Victor, le héros sexoolique dont le travail dans un musée vivant, les anecdotes et les réflexions sont parfois à se tordre de rire.

Génial n'est pas le mot juste, mais c'est le premier mot qui vient à l'esprit.

samedi 02 avril 2011

Spéléo sauvage à Caunes Minervois en août 2008


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Au pied de la Montagne Noire, 3 ignorants empruntent une excavation bien cachée au milieu de la garrigue. Ils imitent les invertébrés dans leur mode de locomotion peu usuel, se mouvant avec lenteur dans les boyaux souterrains. Courageux, téméraires et héroïques, ils s'obstinent à découvrir de nouveaux passages qui les mèneraient toujours plus profond dans les entrailles de la Terre. Ils suivent donc l'ancien passage des eaux enfouies dans le sous sol depuis des millénaires, laissant après leur disparition des salles à l'atmosphère réduite. Une première blague dit long sur l'état peu rassurant de ces aventuriers : « Pas le droit de le sodomiser pendant qu'il descend... »

Le temps a une prise différente sur eux, ils ont le sentiment que le temps s'allonge ou s'accélère en faisant de chaque minute qui coule autant d'heures angoissantes ou trépidantes. Après moult obstacles, ils continuent infatigablement à ramper au cœur d'un boyau inextricable. Ils se trouvent finalement devant un précipice qu'ils décident d’appeler en commun accord « un putin de trou sans fond ». Le monde qui les attend au dehors leur semble déjà bien loin, pourtant ils consentent à rebrousser chemin devant ce qui avait tout l'air de l'antre silencieux et ténébreux d'un monstre Lovecraftien.


Epilogue

Voyant leur ami ramper à plat ventre, épuisé et pathétique sur un sol argileux, un des deux aventuriers déjà à l'air libre déclare « L'homme accouche d'une montagne », à quoi, le limaçon lui répond « c'est l'inverse, connard. »




Goutte sereine

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La rencontre avec Cthulhu

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"Quinzinzinzili !"

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Adrian, Arnaud et moi.

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mardi 29 mars 2011

My body is a cage, de Arcade Fire

samedi 19 mars 2011

Morse, de Thomas Alfredson (2008)

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Låt den rätte komma in (le très prononçable titre suédois) est l'adaptation d'un roman de John Ajvide Lindqvist. A mes yeux, ce film est un incontournable du cinéma fantastique. Terriblement beau, et inquiétant. Les paysages complètement glacés de la Suède des années 1980 servent d'écrin à ce petit conte macabre où les monstres sont plutôt à chercher du côté des humains.

Je reviens sur un passage de la préface du recueil de Salinger (présenté dans le post précédent) dans laquelle on peut lire une phrase mémorable* sur l'enfance, pas étrangère à cette histoire fantastique. Les ingrédients du fantastique exercent sur le spectateur une fascination difficile à définir, et donnent une représentation extrêmement sensible et angoissante à cette vision :

* Tout se passe comme si, pour la plupart des êtres, entre la fin de l’adolescence et le commencement de l’âge adulte, quelque chose était irrémédiablement perdu: une certaine qualité morale. Car l’enfance n’est pas le temps de la gentillesse, de la facilité, des sourires, mais bien plutôt celui de la rigueur, de l’intransigeance, de la non-compromission.


Lina Leandersson

vendredi 18 mars 2011

Un jour rêvé pour le poisson-banane

Nouvelles, par Salinger

Dans les 9 nouvelles qui composent ce recueil, J. D. Salinger fait une large place à l'oralité, et aux dialogues.  Ses personnages « sont toujours un peu à coté de ce qu'ils ressentent, un peu à coté de ce qu'ils croient dire, ou de ce qu'ils voudraient faire entendre. Ils cherchent leurs mots, ils bredouillent, ils se répètent. Et, c'est le décalage perpétuel, de ce perpétuel à peu près, que naît l'ambiguïté - et aussi le pathétique et la drôlerie » comme le décrit très bien J-L. Curtis, l'auteur de la préface.

mercredi 16 mars 2011

Wish you were here



Ceci est un bon début.