jeudi 20 août 2026

Center Stage (阮玲玉, Ruan Lingyu), de Stanley Kwan (1991)

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"When women stand up, it doesn't necessarily mean men are falling down. We can stand up together in this large world."

Je me suis littéralement jeté sur ce film après avoir découvert Ruan Lingyu dans La Divine, sa dernière interprétation avant son suicide en 1935, un personnage particulièrement attachant parfois qualifiée de Garbo du cinéma muet chinois. Agréable surprise que de tomber sur une telle œuvre hybride, avançant de loin comme un biopic sur l'artiste défunte, mais dissimulant en réalité une structure extrêmement originale et stimulante. Stanley Kwan ne suit en effet aucune chronologie, aucune ligne narrative attendue : il place Maggie Cheung au centre d'un dispositif particulièrement singulier (à défaut d'être réussi et pertinent dans toutes ses tentatives, à mes yeux) qui alternera sans cesse, pendant plus de 2h30, entre passé et présent, entre documentaire et fiction, entre photos et séquences animées, et bien sûr entre Cheung et Ruan.

Center Stage impose par son hétérogénéité et son absence de parcours simple une attention constante, et cela pourra rebuter étant donné le niveau de gratification pas toujours acceptable. Mais parmi les choses sûres, on pourra apprécier la contextualisation de l'accession à la célébrité de cette première star du cinéma chinois dès l'âge de 16 ans, et ce jusqu'à sa mort après une campagne de dénigrement de la part de la presse à scandale — que l'on pourrait aujourd'hui relier à sa volonté avant-gardiste d'indépendance et d'émancipation féminine. Le film joue habilement des deux figures féminines qui se superposent, ainsi que d'un personnage interprété par Tony Leung Ka-fai, et insère de vraies fausses (on ne sait pas toujours) séquences de discussion au sein de l'équipe de tournage (du film de 1991).

Pas toujours évident de se positionner par rapport aux oscillations entre académisme et audace, avec typiquement de nombreuses séquences dédiées à la reconstitution de telle ou telle scène de tel ou tel film. Où l'on apprend, d'ailleurs, à la faveur de nombreuses inscriptions, que la majorité des films dans lesquels Ruan Lingyu a joué avait disparu à l'époque de la sortie. Le film joue un peu trop des effets de type ellipse, passage du noir et blanc à la couleur, et paradoxalement perd un peu en intensité en travaillant la reconstitution de la vie de l'actrice. La réflexion sur le cinéma ne se révèle pas aussi riche que ce qu'on aurait pu penser, en dépit de la puissance évocatrice de certains plans. Mais reste intéressant pour l'aperçu de l'histoire du cinéma chinois et pour la réflexion sur le statut d'artiste.

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lundi 17 août 2026

Elle entend pas la moto, de Dominique Fischbach (2025)

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Chronique de failles familiales Le hasard fait que parmi les œuvres recensées dans ma liste des meilleurs films vus récemment, le premier et le dernier (en termes chronologiques) correspondent à des documentaires ayant pour thème la surdité — entre autres choses, les deux n'ayant pas grand-chose à  […]

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dimanche 09 août 2026

Du rouge pour un truand (The Lady in Red), de Lewis Teague (1979)

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"You ever seen the Pacific? Everybody should see it once before they are plowed under." Comme beaucoup, j'associe le nom de Lewis Teague à deux (films que je considère comme des) navets animaliers très marqués par la décennie des 1980s, L'Incroyable Alligator et Cujo. Aussi, la découverte  […]

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mardi 04 août 2026

Les Bas-fonds de Frisco (Thieves' Highway), de Jules Dassin (1949)

bas-fonds_de_frisco.jpg, 2026/06/03

"I don't know what are you talking about, but I have a new respect for apples." La grande originalité de ce film de Jules Dassin (son dernier réalisé aux États-Unis) tient au contexte socio-économique dans lequel le thriller noir se noue : le commerce des pommes, de la récolte dans les  […]

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vendredi 31 juillet 2026

Hundreds of Beavers, de Mike Cheslik (2024)

hundreds_of_beavers.jpg, 2026/06/03

Cartoon cocaïné Impossible de ne pas être un minimum sensible au délire gargantuesque de Mike Cheslik (et Ryland Brickson Cole Tews au premier plan devant la caméra) qui déballe dans un même mouvement franc et sincère sa cohorte de références cinématographiques et son humour potache teinté de  […]

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mardi 28 juillet 2026

Hairspray, de John Waters (1988)

hairspray.jpg, 2026/06/03

Desperate dancing Regarder cette comédie musicale de la fin des années 80 parodiant la mode des émissions télé de danse des années 1960 baignant dans leur jus raciste (entre autres) depuis notre année 2026 n'est pas de tout repos. Il faudrait que je complète la filmo de John Waters mais j'ai  […]

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mercredi 22 juillet 2026

La Berceuse de la grande terre (大地の子守唄, Daichi no komoriuta), de Yasuzō Masumura (1976)

berceuse_de_la_grande_terre.jpg, 2026/06/03

Rude conquête de l'indépendance Deuxième film en couleur de Masumura que je vois, peu de temps après Tatouage (1964), mais manifestement La Berceuse de la grande terre appartient à un tout autre registre même si on reste dans le mélodrame (mais bon, Masumura a-t-il déjà fait autre chose ?). La  […]

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vendredi 17 juillet 2026

La Dernière Corvée (The Last Detail), de Hal Ashby (1973)

derniere_corvee.jpg, 2026/06/03

"It takes a certain kind of a sadistic temperament to be a Marine." Le côté extrêmement calibré de The Last Detail aka "La Dernière Corvée" constitue autant la base de son charme que les contours de ses limitations. Cinquante ans plus tard, il flatte parfaitement l'image que  […]

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